C’est depuis quelques mois le mot à la bouche du mélomane branchouille : le dubstep. Cette ramification à la fois plus sombre et plus léthargique du drum’n’bass (et/ou jungle) des années 90 serait la preuve de la vitalité de la pop dansante britannique et de sa capacité à inventer sans cesse de nouveaux styles et sonorités. En réalité, depuis le début des années 2000, la musique de basse, sous ses différentes formes très apparentées (dubstep, crunk, grime, dancehall, 2-step garage : on s’y perd !) était probablement l’une des dernières franges réellement underground de la musique électronique, un véritable univers parallèle avec ses fêtardes têtes d’affiche globales (M.I.A., Buraka Som Sistema et surtout les infatigables DJs Diplo et Switch de Major Lazer) et ses bien plus austères expérimentateurs (Burial, Ikonika, Kode9…).
On ne s’étonnera donc pas que le dubstep ait fini par taper dans l’oreille d’artistes et maisons de disques aux profils beaucoup moins confidentiels et que la multiplication de « crossovers » finisse par nous faire douter de la légitimité de ces étiquettes. Ce n’est pas tant le rythme mais la mélodie qu’on retient du soi-disant premier tube du dubstep (le magnifique Perfect Stranger de Magnetic Man) et il est difficile de considérer que l’explosif premier album de Katy B est autre chose que de la très bonne dance : un mélange redoutable de rythmes, mélodies et refrains qui font bouger et aimer ses voisin(e)s de piste.
Quant au premier album de SBTRKT (lire « subtract »), énième producteur masqué irréprochablement compétent, on peut dire qu’il relève plus du catalogue bien léché mais impersonnel que de l’essai couillu. Entouré de quatre chanteurs parmi lesquels on peut franchement applaudir Sampha et Jessie Ware, SBTRKT pratique trop souvent un british r’n’b formaliste et virtuose – « tripr’n’b-hop » ? – mais du coup rarement contagieux. Malgré quelques très bons moments (« Hold On », « Right Thing To Do », « Sanctuary »…) et le bon goût général, l’ennui finit par l’emporter… C’est d’autant plus dommage que SBTRKT avait publié voici quelques mois un excellent titre (« Nervous »), déjà avec Jessie Ware et qu’il n’est pas inclus dans l’album.
rafgouv
http://www.sbtrkt.com/
Label: Beggars


Ne reste pas sur la bande d’arrêt d’urgence : VIENS FÊTER LE CAMION !
Pour fêter la naissance du char collectif de toutes les lesbiennes à la Marche des Fiertés de Paris du 30 juin 2012, et poursuivre la collecte, GOUINE COMME UN CAMION a lancé un appel aux collectifs / djs / labels / artistes qui ont soutenu le projet afin de venir mixer à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge le samedi 26 mai 2012.
Tous les fonds récoltés au cours de cette soirée seront reversés dans le projet. Nous avons les quatre roues, le moteur, la remorque de 13 mètres, le groupe électrogène, l’essence. Il ne nous reste plus qu’à trouver de l’huile de coude et une belle déco…
Bordel musical de qualité assuré, la fête avant la fête !
Les inénarrables filles de Popingays ont répondu présentes pour mixer ! Et les garçons viendront les soutenir avec plaisir !
Entrée: 8 euros entièrement reversés au projet.
La Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge
90, boulevard de Clichy
75018 Paris
23h30 – 06h
www.gouinecommeuncamion.com
www.gouinecommeuncamion.tumblr.com
www.lamachinedumoulinrouge.com
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