Que l’on ne se trompe pas. Daphné n’est pas une de ces ingénues tant chéries de la chanson française. Depuis ses débuts (l’Emeraude (2005)), elle cultive un univers dense et fantasmé qui lui est propre. Ce qui lui vaut une vraie singularité. Par la suite, avec “Carmin” (2007), elle a prouvé par son succès critique (Prix Constantin 2007) et populaire, qu’on pouvait s’imposer tout en restant hors norme – ou plutôt soi-même – créant par la même occasion, une attente toute particulière autour de ce troisième album « Bleu Venise ».
Les 12 nouvelles chansons sont resserrées autour de quelques ingrédients assurant une cohérence bienvenue à l’ensemble. Bien que des barrières soient fixées, elle s’assure tout de même assez d’espace pour laisser libre cours à sa créativité, que j’avais trouvé jusqu’ici un peu trop volatile. La fantaisie est, cette fois-ci, surtout verbale. La réalisation plus minimaliste et jazzy a été confiée à un des maîtres du genre, Larry Klein (Joni Mitchell, Madeleine Peyroux, Melody Gardot à qui l’on pense beaucoup ici), apportant une consonance très anglo-saxonne. La voix, pleine de relief, est plus que jamais mise en avant sur de belles mélodies et des arrangements délicats. Le fil conducteur est incarné par l’omniprésence de cordes, orchestré par un autre illustre collaborateur: Vince Mendoza (Björk, Elvis Costello et toujours Joni Mitchell). Gracieux et jamais pesant, ce dernier point hisse d’ores et déjà « Bleu Venise » au rang de classique, au même titre que les albums des artistes sus-cités.
Venise oblige, il y est beaucoup question d’amour et de romantisme dans cette douce boîte à musique. Sommet de ce disque et ultime preuve de bon goût, « Portrait d’un Vertige », au piano, perpétue le parallèle avec Barbara, qu’on soupçonnait sur « Par la Fenêtre » issu de l’album précédent.
Le concert du 7 février au Bouffes du Nord est complet mais Daphné revient le 25 mai au Trianon.
Sortie le 7 février 2011.
Label : V2 / Universal


Ne reste pas sur la bande d’arrêt d’urgence : VIENS FÊTER LE CAMION !
Pour fêter la naissance du char collectif de toutes les lesbiennes à la Marche des Fiertés de Paris du 30 juin 2012, et poursuivre la collecte, GOUINE COMME UN CAMION a lancé un appel aux collectifs / djs / labels / artistes qui ont soutenu le projet afin de venir mixer à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge le samedi 26 mai 2012.
Tous les fonds récoltés au cours de cette soirée seront reversés dans le projet. Nous avons les quatre roues, le moteur, la remorque de 13 mètres, le groupe électrogène, l’essence. Il ne nous reste plus qu’à trouver de l’huile de coude et une belle déco…
Bordel musical de qualité assuré, la fête avant la fête !
Les inénarrables filles de Popingays ont répondu présentes pour mixer ! Et les garçons viendront les soutenir avec plaisir !
Entrée: 8 euros entièrement reversés au projet.
La Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge
90, boulevard de Clichy
75018 Paris
23h30 – 06h
www.gouinecommeuncamion.com
www.gouinecommeuncamion.tumblr.com
www.lamachinedumoulinrouge.com
Lire plusYagg diffuse la première vidéo de prévention des IST à destination des lesbiennesQueer As Pop @ La Machine: les setlists !
