Cette chronique va peut être me coûter quelques amis ou à défaut quelques regards bizarres… Enfin quoi, j’ai la chance d’écouter avant sa sortie “Write About Love“, le dernier Belle & Sebastian. Eh bien, j’en reviens toujours à ma perplexité initiale sur ce groupe éminemment sympathique : pourquoi tant de passion autour d’eux?
Pas question d’oublier un album génial (If You’re Feeling Sinister – 1997), classique qui commence à dater, avec le tubesque “Me And The Major” et autres pépites, ou encore la très dépouillée et touchante “Piazza, New York Catcher” qu’on retrouve dans la BO de Juno. “Write About Love” est un album pas désagréable, petit rayon de soleil dans le gris parisien, mais il ne remporte pas mon adhésion franche et pleine. Peut être la faute à des laudateurs hyperactifs du groupe qui furent mes amis et qui m’ont provoqué une défiance tenace.
Revenons à nos Ecossais et leur évolution vers une pop encore plus orchestrée est actée. Pour le presque sémillant “I Want The World To Stop“ et quelques autres titres, il faut passer par les cases “Little Lou, Ugly Jack, Prophet John” et “Calculating Bimbo” qui plombent l’ambiance. Mais surtout qui souffrent de la comparaison avec leurs voisins Camera Obscura qui les surpassent largement dans cette pop luxuriante. Sinon, “Write About Love” sonne étrangement pour ne pas dire atrocement rock FM, il faudra m’expliquer la démarche.
Que dire de “I’m Not Living In The Real World“? C’est assez symptomatique de ce qui suinte du disque : trop de détachement, ce n’est plus aussi viscéral pour le septuor et malheureusement ça s’entend un peu. L’expérience évite la vacuité de certains collectifs qui à l’inverse ont un abattage masquant quelques approximations au niveau des compositions. C’est finalement avec un titre comme “Come On Sister“, sans prétention, pas très identifiable au groupe mais qui respire une certaine fraicheur préservée, que je clôturerai. Une dernière remarque, ils abusent de ponts musicaux à rallonge qui ne s’insèrent pas très spontanément : ça sent la compilation d’idées de composition patchworkés pour en faire ces onze titres qui sont finalement un peu laborieusement sortis.
Les fans se rueront sur le CD ; pour les autres, écoutez avant d’acheter. Allez, la scène doit sauver l’ensemble… Et si c’était simplement un disque prétexte à écumer de nouveau les salles de concerts ? Grosse tournée américaine et anglaise en cours.
Jettez un coup d’œil sur ma chronique d’autres groupes Twee Pop
Sortie le 11 octobre 2010
http://www.myspace.com/thebandbelleandsebastian
Label: Beggars France


Ne reste pas sur la bande d’arrêt d’urgence : VIENS FÊTER LE CAMION !
Pour fêter la naissance du char collectif de toutes les lesbiennes à la Marche des Fiertés de Paris du 30 juin 2012, et poursuivre la collecte, GOUINE COMME UN CAMION a lancé un appel aux collectifs / djs / labels / artistes qui ont soutenu le projet afin de venir mixer à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge le samedi 26 mai 2012.
Tous les fonds récoltés au cours de cette soirée seront reversés dans le projet. Nous avons les quatre roues, le moteur, la remorque de 13 mètres, le groupe électrogène, l’essence. Il ne nous reste plus qu’à trouver de l’huile de coude et une belle déco…
Bordel musical de qualité assuré, la fête avant la fête !
Les inénarrables filles de Popingays ont répondu présentes pour mixer ! Et les garçons viendront les soutenir avec plaisir !
Entrée: 8 euros entièrement reversés au projet.
La Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge
90, boulevard de Clichy
75018 Paris
23h30 – 06h
www.gouinecommeuncamion.com
www.gouinecommeuncamion.tumblr.com
www.lamachinedumoulinrouge.com
Lire plusYagg diffuse la première vidéo de prévention des IST à destination des lesbiennesEQUALITY : Mega party LGBT pour le droit au mariage Homos , hétéros : tous égaux ! – [...]
