Darwin Deez

Je ne sais pas si vous avez entendu à la télé mais, à peine sorti, « Radar Detector » est déjà vampirisé par la publicité –mais je ne sais plus laquelle à vrai dire-. Son auteur et interprète, le New-Yorkais Darwin Deez, avant son concert parisien aux côtés de Wave Machines en avril dernier, se présentait à nous et répondait à quelques questions autour de son tout premier album.
Popingays : Peux-tu décrire ton univers ?
DD : C’est à la fois fun et triste. Les paroles sont mélancoliques sous des apparences joyeuses. Je ne sais pas vraiment dire à quoi tout cela correspond.
Popingays : A l’instar de MGMT, Santigold ou Boycrisis, tu as fréquenté l’école des arts Wesleyan University, avant de la quitter précipitamment. Pourquoi ?
DD : Cette ville était barbante. J’y ai croisé MGMT en effet. Ils sont super cools. Mais eux comme moi, on a fait de la bien meilleure musique en partant de cette école. J’ai eu besoin de faire les choses par moi-même. Ce qui peut sortir artistiquement de toi ne peut pas être dicté en cours.
Popingays : Après quoi, tu as vécu à New York.
DD : Pendant 3 ans, j’ai fait beaucoup d’expérimentations musicales et sonores dans ma chambre. Je suis d’abord passé le vocal jazz, la drum & bass parmi d’autres styles avant de revenir à mes fondamentaux, l’indie pop. Je suis complètement obnubilé par ce style désormais.
Popingays : Avant de faire cet album solo, tu as intégré le groupe Creaky Boards.
DD : Nous n’avons pas vraiment tourné, juste 4 ou 5 semaines pendant notre existence. C’est peu ! C’est une expérience mais je devais me formater à la vision du leader. J’aime avoir le contrôle alors ça ne me convenait pas tellement. D’ailleurs, je ne crois pas que je pourrais à nouveau collaborer, en fait.
Popingays : On te compare beaucoup aux Strokes. Est-ce que le parallèle te convient ?
DD : Ca ne me fait rien. Ma musique est peut être un peu plus dansante, non ? Je les adore, j’attends avec impatience leur prochain album. J’espère qu’il sera bon. Non, en fait, ça me flatte.
Popingays : Avec qui aimerais-tu être comparé alors ?
DD : J’aimerai assez qu’on me dise que ça ressemble à la musique de the Blow.
Popingays : Tu postes également quelques vidéos sur youtube où tu inventes des chorégraphies, sans rapport avec ta musique. Quel en est le propos ? (ndlr : il a également réalisé un excellement clip pour le titre « Fly » de Cornelius)
DD : Je veux juste que tu t’amuses avec moi. Partageons de la joie.
Popingays : Sais tu qu’il y a une page facebook sur tes jambes (Darwin Deez’s legs) ?
DD : (rires) C’est parce qu’on dit que je danse bizarrement. Je fais un truc marrant avec mes jambes.
Popingays : Aurais-tu un message à adresser au public français ?
DD : Ne pas mélanger la mayonnaise et les cigarettes. Je crois que c’est mauvais pour le sang.
http://www.myspace.com/darwindeez
The Spring Dance: http://www.youtube.com/watch?v=0xrfc_QQnAA

Faut-il encore présenter l’Apéro Popingays ? Son bilan ne parle-t-il pas pour lui ? C’est sa troisième année de mandat et il n’a encore jamais dérogé à son programme !
1 – Relance de la croissance par la consommation de boissons fraîches, avec happy hour jusqu’à 20h et grignotages offerts (dans la limite des stocks disponibles).
2 [...]
