Laura Veirs – July Flame

Parfois, faire un somptueux album folk a l’air tellement facile que c’en est énervant. Dernier exemple en date, ce 7ème album de Laura Veirs.
Toujours flanquée de Tucker Martine à la production, cette américaine tranquille a encore pondu un petit de recueil de balades pop folk aérienne et lumineuse. Plus dépouillé que son prédécesseur Saltbreaker, July Flame est un peu un retour aux sources. C’est un rappel que la production, l’orchestration et l’esbroufe ne sont pas indispensable pour faire de très jolies choses.
Avec une simplicité désarmante, Laura Veirs revient à ce qu’elle fait de mieux: les compositions guitares au picking délicat/voix au timbre délicat, incertaine, espiègle et mutine, qu’elle drape ensuite avec finesse. Malgré quelques très bons morceaux pop à l’énergie certaine mais subtilement atténuée, July Flame enchaîne en douceur et avec intensité les perles folk pour former un petit cocon de douceur ensoleillée et de fraîcheur printanière. La voix, magnifiée, mélancolique mais apaisée, les arpèges inspirées, la guitare slide americana, les chœurs élégants (Jim James de My Morning Jacket), les progressions mélodiques imperceptibles, tous les ingrédients sont là, en équilibre, pour former un fragile puzzle, délicat, sophistiqué, parfait pour habiller une froide journée d’hiver.
Pour une fois qu’une merveille de la folk n’est pas l’oeuvre d’un austère mais gentil barbu, je vote pour (et pourtant, j’adore les barbus). Laura Veirs démontre ici que la simplicité et le fait maison peuvent donner naissance à des profondeurs insoupçonnées de beauté, poésie et finesse. Encore une livraison trop parfaite pour Laura Veirs, qui devrait vous faire réécouter (entre autres) le magnifique Carbon Glaciers et rappelle que l’on peut être à la fois discrète, enceinte et une sacrée pointure.
Label : Raven Marching Band Records/ Cooperative Music

Qui a dit que l’amour ne dure que trois ans ?! En tout cas pas entre le Pop in et les PopinGays qui s’aiment depuis 1997 ! Ok, il est vrai qu’entre temps les PIGs sont souvent allés voir ailleurs, ils se sont accoudés à d’autres comptoirs, ont chauffé d’autres platines et rempli d’autres sous-sols… Mais jamais [...]

En parlant de poésie, il y justement un bel hommage à Rimbaud, avec la mise en musique très réussie du “Dormeur du val”.
Comment by dorah — 15 février 2010 @ 9 h 19 min