The XX : dès son nom, le groupe pourrait faire croire à un excès, une débauche de moyens, à une orgie musicale. Mais The XX, c’est un nom qui se barre de lui-même, un nom en négatif, un groupe tout en retenue, un groupe presque minimaliste de quatre jeunes londoniens d’une vingtaine d’années, emmenés par Romy Madley Croft et Oliver Sim, au chant. Mais ce X c’est peut-être aussi celui d’oxymore, un garçon, une fille, une conjugaison d’opposés, des titres lumineux, et une rage dark en même temps.
Et, dès les premières notes d’”Intro“, c’est en effet un minimalisme nocturne qui prend le pouvoir, un dépouillement électro qui s’enfonce dans des sonorités sombres. Mais dès le second morceau “VCR“, première perle de l’album, c’est au contraire une mélodie lumineuse qui s’impose qui va vers une pop résolue, très 80s, qui joue de peu d’effets mais qui, cependant, sait s’en servir avec intelligence. D’emblée, ce qui frappe c’est l’assurance mélodique de chaque morceau. Le troisième, “Crystalised“, sommet de l’album et une des plus belles chansons de l’année, confirme ce sens aigu de l’arrangement, de l’efficacité dans l’écriture et glisse à nouveau vers des teintes plus obscures. C’est aussi sans doute sur cette piste, comme une battle, que le jeu vocal des deux chanteurs prend toute sa puissance mélancolique. Car mélancolie il y a, de toute part dans cet album, qu’il s’agisse encore de “Shelter“, morceau là encore épatant et qui reflète parfaitement la sobriété d’une production à la fois feutrée et rutilante, portée par des guitares précises et aériennes, et d’entêtantes boîtes à rythmes Casio, toutes simples. On pourrait encore parler de “Basic Space” et surtout de “Night Time” pour redire combien ce disque surgit avec l’évidence du classique, par l’assurance de ses arrangements, la grande variété de ses harmonies et la cohérence sereine et tranquille d’une collection de tubes qui n’ont même pas besoin de porter ce nom. Et si, finalement, ce X qui barre la pochette n’était pas celui qu’on trouve sur l’emballage de certains produits chimiques toxiques comme pour dire qu’on ne saura s’en défaire ?
NB : vus récemment lors de leur passage à Paris au Point FMR, le groupe a fait un très beau set, très bref et sans doute un peu trop statique . Vivement qu’ils grandissent !
Label: Beggars
PS: Merci Johan


Ne reste pas sur la bande d’arrêt d’urgence : VIENS FÊTER LE CAMION !
Pour fêter la naissance du char collectif de toutes les lesbiennes à la Marche des Fiertés de Paris du 30 juin 2012, et poursuivre la collecte, GOUINE COMME UN CAMION a lancé un appel aux collectifs / djs / labels / artistes qui ont soutenu le projet afin de venir mixer à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge le samedi 26 mai 2012.
Tous les fonds récoltés au cours de cette soirée seront reversés dans le projet. Nous avons les quatre roues, le moteur, la remorque de 13 mètres, le groupe électrogène, l’essence. Il ne nous reste plus qu’à trouver de l’huile de coude et une belle déco…
Bordel musical de qualité assuré, la fête avant la fête !
Les inénarrables filles de Popingays ont répondu présentes pour mixer ! Et les garçons viendront les soutenir avec plaisir !
Entrée: 8 euros entièrement reversés au projet.
La Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge
90, boulevard de Clichy
75018 Paris
23h30 – 06h
www.gouinecommeuncamion.com
www.gouinecommeuncamion.tumblr.com
www.lamachinedumoulinrouge.com
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