Major Lazer – Guns Don’t Kill People Do
Un album de reggae n’a à priori pas sa place sur ce site. Mais dès qu’on parle de Diplo et Switch, producteurs touche-à-tout connus entre autres pour avoir propulsé M.I.A. et Santigold ou Amanda Blank (d’ailleurs présentes sur l’album), ça nous intéresse. Major Lazer est le projet commun de ces défricheurs musicaux les plus intéressants du moment.
Le reggae, faut-il le rappeler, est originaire d’une des zones les plus désœuvrées et exploitées du monde. Longtemps subversif et contestataire, ce genre a été souvent été récupéré pour le meilleur (de Grace Jones à Massive Attack), le pire (le reggae blanc français) et par la musique populaire. Si aujourd’hui le reggae jamaïcain est souvent synonyme de musique violente, machiste et homophobe, il est temps de débarrasser le genre de ses scories et de réaffirmer ses qualités.
Il ne faut toutefois pas compter sur Major Lazer pour produire un album de pur dancehall. Il en réaffirme la force en le frottant à d’autres genres bâtards issus d’autres parties (crunk, ragga, garage etc.) et de plein de bruitages plus ou moins technos. L’album ne se prend pas au sérieux et les paroles sont plutôt marrantes (Mary Jane, Hold The Line). Musicalement, la musique n’est pas totalement à la hauteur de ce qu’on aurait pu espérer d’un tel crossover. Cet album souffre parfois du complexe de producteurs qui veulent faire un album, mais certains morceaux sont franchement réussis. Ces douze chansons trouvent leur intérêt dans les idées, formules et trouvailles musicales et sonores qui seront peut-être réinjectées ailleurs.
http://www.myspace.com/majorlazer
Label: Downtown / Cooperative Music


Faut-il encore présenter l’Apéro Popingays ? Son bilan ne parle-t-il pas pour lui ? C’est sa troisième année de mandat et il n’a encore jamais dérogé à son programme !
1 – Relance de la croissance par la consommation de boissons fraîches, avec happy hour jusqu’à 20h et grignotages offerts (dans la limite des stocks disponibles).
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