Je n’ai jamais été un grand fan de Phoenix. Mais en amateur de pop, j’aimais bien danser sur « If I Ever Feel Better », leur 1er tube sorti il y a 10 ans de cela. Je me disais « Tiens, encore des versaillais, comme Air et Daft Punk qui s’exportent » (ils furent cela dit un des premiers groupes à chanter en anglais). J’aimais bien leur deuxième album et beaucoup moins leur troisième, où ils s’essayaient à un son plus rugueux, plus rock, en perdant leurs qualités mélodiques. Puis le chanteur est sorti avec Sofia Coppola, et le groupe a fait une apparition dans le glitter Marie-Antoinette. Phoenix, léger à la base, devenait superficiel. Bref, je n’attendais donc pas grand chose d’un nouveau disque au nom ridicule, faussement anti prétentieux et à la pochette hideuse de surcroit Mais après plusieurs écoutes, dont certaines sous casque à volume élevé, je me suis dit : waouw, c’est vachement bien, jouissif même.
Que s’est-il passé ? Pourtant, dès les premières notes, on reconnaît cette légèreté, cette affectation, ce groove de blanc-bec emprunté aux côtes américaines et vaguement daté 70’s. Outre les monumentaux tubes (Lisztomania, 1901, Rome), rien n’est à jeter dans ses dix morceaux, tous bien ficelés, entraînants, intelligents Mais la réponse au pourquoi de ce pinacle se trouve paradoxalement dans l’instrumental « Love Like a Sunset pt. 1. » où la formule du groupe s’y dévoile. Leur trip, c’est un plaisir évident à travailler la musique comme un matériau “brut” qu’ils sculpteraient pour ensuite la faire partager au plus grand nombre. De l’hédonisme musical populaire, en somme. La voix de Thomas Mars est toutefois cruciale dans la réussite musicale. Anodine ou banale à priori, elle recèle une souplesse qui épouse parfaitement l’élasticité des chansons qui fait d’elle est un instrument à part entière. Après, les paroles, je ne les ai pas lues et je m’en fiche un peu.
De retour aux sources, le mixage a été réalisé par Philippe Zdar à Paris(moitié de Cassius, rescapé de la “French Touch” qui a déjà mixé « United », leur premier album) et semble-t-il, il les a aidé à trouver leur point G, leur essence. Phoenix a décidé non pas de trouver du sens, ou creuser sous la surface. Il a plutôt choisi une voie inédite : celle de travailler la surface, afin d’en ressortir toute la légèreté et raffinement. Le résultat est à la hauteur du travail accompli et on le sent) : hédoniste, intelligent, frondeur et curieux et surtout, furieusement pop,. La musique de Phoenix n’a pas vocation à être profonde. Comme des œufs en neige, plus on bat et on travaille le blanc, plus la mousse devient légère et onctueuse, plus c’est délicieux et fin. Un compliment : rare.
En tournée partout dans le monde cet été et à Paris le 19 octobre 2009 au Zénith.
http://www.myspace.com/wearephoenix
Label: Loyauté / V2 / Cooperative Music


Ne reste pas sur la bande d’arrêt d’urgence : VIENS FÊTER LE CAMION !
Pour fêter la naissance du char collectif de toutes les lesbiennes à la Marche des Fiertés de Paris du 30 juin 2012, et poursuivre la collecte, GOUINE COMME UN CAMION a lancé un appel aux collectifs / djs / labels / artistes qui ont soutenu le projet afin de venir mixer à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge le samedi 26 mai 2012.
Tous les fonds récoltés au cours de cette soirée seront reversés dans le projet. Nous avons les quatre roues, le moteur, la remorque de 13 mètres, le groupe électrogène, l’essence. Il ne nous reste plus qu’à trouver de l’huile de coude et une belle déco…
Bordel musical de qualité assuré, la fête avant la fête !
Les inénarrables filles de Popingays ont répondu présentes pour mixer ! Et les garçons viendront les soutenir avec plaisir !
Entrée: 8 euros entièrement reversés au projet.
La Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge
90, boulevard de Clichy
75018 Paris
23h30 – 06h
www.gouinecommeuncamion.com
www.gouinecommeuncamion.tumblr.com
www.lamachinedumoulinrouge.com
Lire plusGenre, sexualité & société n° 1 : LesbiennesQueer As Pop – Edition Marche des Fiertés ! Le 25 juin à la Machine du Moulin Rouge !!
