Piers Faccini – Two grains Of Sand
On avait découvert Piers Faccini en 2004 avec un bel EP, Leave No Trace, et le talent s’est confirmé par la suite avec deux albums, dont le sublime “Tearing Sky”, paru il y a deux ans. Aujourd’hui il revient avec un nouvel opus, toujours publié sur un label français. Car Piers Faccini, pur produit européen (parents italiens et écossais), a établi résidence dans un coin perdu des Cévennes.
La France, terre d’accueil ? Curieusement, plusieurs chanteurs anglo saxons ont trouvé refuge-et succès dans nos contrées : Piers Faccini était l’un des premiers et il a aujourd’hui de la concurrence : Hugh Coltman, Charlie Winston ou encore Joseph Leon (dont on retrouve des similitudes musicales). Si la musique délivrée est douce et à base de guitare sèche, elle se sent vraiment à l’étroit sous la bannière du Blues-Folk. L’apatride va voir ailleurs s’il y est, en Afrique en particulier, pour en emprunter des rythmes et accents africains. Il ne s’agit pas de vagues intrusions world pour faire genre, mais d’une vraie digestion d’éléments musicaux différents qui modifient la structure et le timbre des chansons. On savait depuis Farka Touré que la kora était un instrument de blues ; Faccini le confirme. Two Grains of Sand, produit par l’impeccable Renaud Letang (Feist, Micky Green, Katerine, ou Gonzales), contient douze morceaux et élargit sa palette pour tenter de s’approcher au plus près d’une sensation d’intimité. Une fois de plus l’alchimie fonctionne et y coule un blues délicat et curieux. Mais à force de rechercher la perfection, l’alchimie n’est plus totale. Si l’auteur a creusé son sillon, à force de polir chaque son pour extraire la quintessence de chaque instrument, il semble que l’air s’est comprimé comme dans une boule de souvenirs. Mais l’excès de perfection ne doit pas occulter la présence et la sensibilité d’un artiste rare, qui émerge de la médiocrité et vulgarité environnante.
Il faudrait sans doute le voir en concert pour voir ses chansons s’épanouir et se confronter à l’air ambiant, à la Maroquinerie du 24 au 27 mai.


Faut-il encore présenter l’Apéro Popingays ? Son bilan ne parle-t-il pas pour lui ? C’est sa troisième année de mandat et il n’a encore jamais dérogé à son programme !
1 – Relance de la croissance par la consommation de boissons fraîches, avec happy hour jusqu’à 20h et grignotages offerts (dans la limite des stocks disponibles).
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