Howling Bells – Radio Wars
Formés à Sydney en 2004 autour de la chanteuse Juanita Stein et de son frère Joel (tous deux à la guitare et tous deux d’une beauté inadmissible pour un groupe indé), les Howling Bells s’installent deux ans plus tard à Londres pour enregistrer un premier album éponyme, produit par Ken Nelson (producteur de Coldplay) et sorti sur le label Bella Union de Robin Guthrie.
Déjà, on sent le truc qui cloche… parce que si on comprend tout de suite ce qui a fait craquer l’ancien guitariste des Cocteau Twins (une voix claire et fluide avec une bonne dose de noirceur, qui rappelle souvent Hope Sandoval de Mazzy Star), on voit aussi très bien le fantôme de Coldplay qui rôde toujours dans les parages, prêt à pousser les Australiens dans la soupe FM. Les Howling Bells y échappent de justesse, tenant bon en équilibre sur le bord du bol, mais on sent bien qu’ils meurent d’envie dy tremper les doigts de pieds. Alors on ne sait pas trop quoi en faire de ce groupe et c’est peut-être eux qui ne savent pas vraiment où ils vont : leur premier album laissait entrevoir, dans son rock atmosphérique dissonnant aux accents gothiques et country, la possibilité d’un futur passionnant, mais sur “Radio Wars“, les Howling Bells ont gommé toutes ces belles aspérités pour en faire un rock d’ado calibré pour les radios. Il y a quelques très jolies réussites (”Golden Web”, “Ms. Bell’s Song”), et quelques ratages complets (le très niais “Let’s Be Kids”), et au final, on range, déçu, ce deuxième album, et puis on ressort le premier, tellement mieux… et on se dit que tout n’est pas perdu, que la prochaine fois sera sûrement la bonne.
Label: Independiente/Pias



Quelle belle découverte que le sourire de Kele
Quel avenant cliché que le visage de Kele...





