Hugh Coltman est un barbu sympathique relativement inconnu chez nous. Il a pourtant sorti 3 albums et tourné partout, avec les plus grands, en sa qualité de voix sur pattes (et non sur berges) de son précédent groupe The Hoax. Cet anglais hirsute expatrié à Paris propose, après 4 ans de silence, un premier album solo pétillant et finement élaboré. Il jongle entre pop, jazz, blues, bossa-nova et folk. Il a même un ukulélé… Ce disque s’apparente un peu à une bonne bière trappiste en terrasse, en plein mois de juillet (si vous abhorrez la bière, pensez Perrier menthe. Ou grenadine. Ou vodka glacée).
Le monsieur a une voix chaude, subtile, emprunte de soul comme on n’en entend pas souvent, qu’il maîtrise à la perfection. A la première ouïe, on pourrait se dire “pff encore un apprenti crooner propulsé par une maison de disque pour plaire aux midinettes lassées de Peter Cincotti”. Non, non, non. M.Coltman nous offre bien plus que cela. “Stories from the safe house” raconte, comme son nom l’indique, des histoires, mais des vraies, qui sentent le vécu et les fonds de tiroirs poussiéreux. Il n’y a pas de fausses anecdotes en carton patte d’eph dans les textes et encore moins de productions étriquées, trop bien repassées comme un costume cintré. Les morceaux sont brillamment écrits, mais camouflent fort bien leurs riches arrangements (en vrac, cuivres, ukulélé, cordes, percussions, enfants…)
Stories From The Safe House dégage quelque chose du bar de quartier enfumé où on discute jusqu’à pas d’heure. Il respire les longues nuits arrosées de whisky et de nicotine, affalée dans un canapé, à réparer les cœurs ébréchés & éméchés. C’est une petit bijou, entre jazz, soul, blues et folk. Aucune prétention aucune, juste un de ces opus frais et très bien ficelé (comme le saucisson, mais avec moins de gras). Si vous prêtez une oreille vaguement attentive, vous pourrez entendre la prodigieuse Krystle Warren (dont vous ré-entendrez parler très prochainement, je prends les paris) prendre le micro sur deux morceaux. On la confondrait limite avec Hugh tellement leurs voix rauques s’accordent et rendent ridiculement faciles de complexes harmonies vocales. Mention spéciale au titre “Voices” dont je n’arrive pas à me lasser.
Bref. Hugh Coltman = blues-folk-jazz-schizo-enfumé + voix au croisement de Jeff Buckley, Stevie Wonder et Paul Rodgers. Bien, très bien, merci, j’en reprendrai volontiers.
Ne loupez sous aucun prétexte les prestations live déjantées du monsieur, acolyte scénique fréquent de Spleen et showman s’il en est. Hugh Coltman est actuellement en tournée dans une crémerie près de chez vous, et sera le 15 décembre au Café de la Danse.
http://www.myspace.com/hughcoltman
Interview PMU de Hugh Coltman
Label: ULM


Ne reste pas sur la bande d’arrêt d’urgence : VIENS FÊTER LE CAMION !
Pour fêter la naissance du char collectif de toutes les lesbiennes à la Marche des Fiertés de Paris du 30 juin 2012, et poursuivre la collecte, GOUINE COMME UN CAMION a lancé un appel aux collectifs / djs / labels / artistes qui ont soutenu le projet afin de venir mixer à la Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge le samedi 26 mai 2012.
Tous les fonds récoltés au cours de cette soirée seront reversés dans le projet. Nous avons les quatre roues, le moteur, la remorque de 13 mètres, le groupe électrogène, l’essence. Il ne nous reste plus qu’à trouver de l’huile de coude et une belle déco…
Bordel musical de qualité assuré, la fête avant la fête !
Les inénarrables filles de Popingays ont répondu présentes pour mixer ! Et les garçons viendront les soutenir avec plaisir !
Entrée: 8 euros entièrement reversés au projet.
La Chaufferie de La Machine du Moulin Rouge
90, boulevard de Clichy
75018 Paris
23h30 – 06h
www.gouinecommeuncamion.com
www.gouinecommeuncamion.tumblr.com
www.lamachinedumoulinrouge.com
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