Lederhosen Lucil – Tales From the Pantry

Décidément, la scène canadienne est une mine de bonnes surprises. Cette fois, il s’agit de Lederhosen Lucil avec son album ” Tales From the Pantry “ sorti en 2003 et même pas (encore ?) distribué ailleurs qu’au Canada et aux USA. Un de ses premiers fans français bien intentionné m’a fait part de sa découverte fortuite lors de sa récente tournée française avec Kid Koala – une première partie mémorable (au dernier festival Nordik Impakt). Normal, elle ferait largement partie du top 10 des artistes préférés du Kid. C’est le 2e album de la miss, terreur des scènes montréalaises, d’après la légende, qui a passé l’Atlantique, qui joue seule des claviers (parfois accompagnée d’une section rythmique et d’un violon), se jouant des langues et se faisant passer avec un look de schtroumpfette tyrolienne délurée pour allemande et s’essayant maladroitement, outre à l’allemand de cuisine, au français tout aussi de cuisine, afin de définitivement brouiller les pistes. ” Tales From the Pantry ” serait aussi son premier album, qui capte toute la richesse et les délires sur un enregistrement convaincant de part en part. Lederhosen Lucil jongle parfaitement avec en vrac l’électro, le punk, le rock, la new wave et un soupçon de hip-hop rapisant, assortit avec des textes délirants ; ” Best Dishwasher I Ever Had ” et ” Doin’ the Ganglion ” pour ne citer que deux des 12 titres. ” La Vocabulaire ” et ” Ooo…OMG ” sont des titres en français qu’un accent délicieux rend difficilement compréhensible. J’imagine que le public Allemand penserait la même chose de ” Meine Augen “. Ceci dit, la voix mutine et affirmée est l’un des atouts incontestable du disque. ” Anarchavid ” et ” Sigh About This ” se détachent du lot et devraient selon toute vraisemblance enflammer les dances-floors indés. Ces titres laissent entrevoir des connexions à rechercher du côté de fêlés de la trempe de The Capricorns, Peaches, Le Tigre, Stereo Total ou encore Momus… Elle a d’ailleurs assuré des premières parties pour la plupart d’entre eux. C’est un album joyeux et détonnant, riche et entraînant avec un réel talent de mélodiste à la clef. Les effets et bidouillages samplés sont bien dosés – on évite l’indigestion d’électronique qui menace beaucoup de productions actuelles. On sent une personnalité charismatique et drôle qui emporte l’adhésion – un pendant féminin à Pop The Fish ? On en redemande. Accessoirement y a-t-il un distributeur français dans la salle ?
Actualités, Extraits, concerts (site officiel) www.lederhosenlucil.com
Label: Hypo Recordings / Sonic Unyon

Faut-il encore présenter l’Apéro Popingays ? Son bilan ne parle-t-il pas pour lui ? C’est sa troisième année de mandat et il n’a encore jamais dérogé à son programme !
1 – Relance de la croissance par la consommation de boissons fraîches, avec happy hour jusqu’à 20h et grignotages offerts (dans la limite des stocks disponibles).
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